C’est le drame au Gazoo Racing. À force de voir Hyundai s’auto-flageller à coups de boulons mal serrés et M-Sport compter ses pièces de monnaie pour finir le mois, Akio Toyoda a fini par trancher : puisqu’il n’y a personne pour nous botter les fesses, on va se payer des mercenaires pour le faire nous-mêmes.
L'idée ? Créer une équipe satellite. En gros, Toyota engage des types pour essayer de battre ses propres officiels. On n'est plus dans le sport auto, on est dans "Inception" avec des ailerons en carbone.
Le "Passage au trou" de la concurrence
Le WRC actuel, c’est un peu comme une course de karts entre potes où un seul a payé pour le moteur débridé. Les autres le regardent s'envoler en espérant une averse de grêle.
Jari-Matti Latvala, directeur de l’équipe, essaye de garder son sérieux :
"C’est une décision logique. On a tellement de voitures qu'on ne sait plus où les mettre. Alors, autant monter une deuxième structure. Si on perd contre notre équipe satellite, techniquement, c'est quand même une victoire Toyota. C'est bon pour mon ulcère et pour le marketing."
Le Line-up : La meute est lâchée
Pour remplir les baquets de cette structure miroir, on a pris ce qui se fait de plus efficace (et de plus râleur) dans l'antichambre du mondial :
Sébastien Ogier : Le type est tellement boulimique de trophées qu'il sera aligné dans les deux équipes. On ne sait pas encore s'il va changer de combi au point stop, mais il a déjà cadré le débat :
"Tant qu'ils n'ont pas de meilleurs pneus que moi chez Atoyot, ça me va. Si je vois Rossel avec des gommes plus fraîches que les miennes à l’assistance, je démonte son train arrière à la clé à molette."
Yohan Rossel : Le Français monte enfin dans une "vraie" machine. Il va pouvoir passer son temps à expliquer aux ingénieurs japonais que le goudron n'a pas le même grain qu'à Alès, tout en claquant des temps indécents entre deux passages.
Nikolay Gryazin : Le Russe qui roule plus vite que son ombre (et parfois plus vite que la physique). Avec lui, c'est binaire : soit c'est le scratch, soit c'est le crash définitif avec trois salto-arrières. Dans les deux cas, le spectacle est garanti pour les barakis accompagné de carapills au bord de la spéciale.
Toyota propose des cours du soir à Ford et Hyundai
Agacé par le spectacle de désolation offert par Ford et Hyundai, Toyota a proposé un geste grand seigneur. Le constructeur japonais va ouvrir une académie pour ses rivaux.
Au programme :
Cours de japonais technique : Pour comprendre que "Kaizen" veut dire "amélioration continue" et pas "on verra bien si le cardan tient jusqu'à midi".
Atelier Fiabilité : Apprendre à serrer un écrou sans qu'il ne demande le divorce après trois spéciales.
"On a pitié," aurait soufflé Jari-Matti Latvala en ajustant sa casquette. "Voir des voitures à 1 million d'euros finir en mode balai parce qu'un capteur a décidé de faire grève, c'est triste. On va leur donner les plans, ou au moins l'adresse d'un bon quincaillier à Tokyo."
Le mot de la fin : La gagne ou le néant
En résumé, le WRC 2026 s’annonce comme un épisode de "L’Empire contre-attaque", mais version sushi. Pendant que Ford cherche encore le bouton pour allumer les phares et que Hyundai tente de stabiliser son train arrière avec du ruban adhésif, Toyota s’offre le luxe de se dédoubler.
On va donc assister à une saison passionnante où le seul suspense sera de savoir si c’est la Toyota de l’endroit ou la Atoyot de l’envers qui va rafler la mise.
Quant à la concurrence, elle pourra toujours se consoler en suivant les cours du soir de Latvala. Apprendre à dire "On est encore à la ramasse" en japonais, c'est toujours un plus sur un CV