SAN MARINO — La rigueur administrative du Rallylegend a encore frappé. À quelques semaines de l'édition d'octobre, la tempête autour de l'éviction de Paolo Diana — privé d'engagement pour une sombre histoire de sponsor non désiré par l'organisation — est loin d'être apaisée. La direction de course vient de pousser le zèle encore plus loin : Sébastien Loeb est à son tour menacé d'interdiction de départ.
La raison ? Un différend vestimentaire majeur survenu en coulisses lors de la validation du dossier commercial du pilote.
Le protocole vestimentaire poussé jusqu'aux dédicaces
Soucieuse d'éviter tout conflit d'intérêts textile, l'organisation du Rallylegend exige désormais un contrôle absolu sur les sous-vêtements des engagés, y compris en dehors des spéciales. Si le champion alsacien a immédiatement validé le port du caleçon ignifugé obligatoire et homologué FIA une fois au volant de sa voiture de course, le blocage est survenu pour les activités annexes.
En effet, pour les séances de dédicaces, les briefings, les conférences de presse et les soirées d'après-course, Loeb refuse catégoriquement d'abandonner son boxer personnel : un modèle Calvin Klein grand public.
« Nous appliquons le règlement à la lettre », explique un membre du comité sous couvert d'anonymat. « Rallylegend est un événement de prestige et d'exclusivité commerciale. Si Paolo Diana ne peut pas faire glisser sa Fiat 131 sous les couleurs de son propre partenaire, nous ne pouvons pas tolérer que Loeb déambule sous le chapiteau du podium en Calvin Klein sans que la marque n'ait payé son droit de cité. Qu'est-ce que ce sera ensuite ? Des pilotes qui choisissent librement la marque de leur déodorant ? C'est l'anarchie assurée. »
Une contrainte technique : « Les couilles en béton, ça se maintient »
Interrogé sur ce refus d'obtempérer, le neuf fois champion du monde des rallyes a tenu à apporter une clarification purement technique et morphologique sur ses exigences textiles lors des moments de pause.
« Pendant la spéciale, pas de souci : je mets le matériel ignifugé de la FIA », précise Loeb avec son sang-froid habituel. « Mais le soir, après la course et pendant les dédicaces, j'ai besoin de confort. On répète depuis vingt ans dans le paddock que j'ai une paire de couilles en béton armé... Je peux vous assurer que pour supporter une charge pareille au repos, il faut du sur-mesure ! Mon boxer Calvin Klein, c'est la seule suspension renforcée capable de garantir la répartition des masses sans risquer le blocage de différentiel. Les slips sponsors du rallye n'ont ni la garde au sol ni la résistance aux hautes pressions nécessaires. »
Vague d'inquiétude dans le paddock d'octobre
À l'approche du rassemblement d'octobre, cette décision fait trembler les légendes du sport automobile. Plusieurs anciens pilotes de l'époque Groupe B auraient été vus en train d'inspecter discrètement l'étiquette de leur maillot de corps derrière leurs remorques d'assistance pour éviter la disqualification avant la première étape nocturne.
Faute d'accord d'ici le départ, les organisateurs réfléchiraient déjà à remplacer le passage de Loeb par une démonstration de glisse statique sur moquette, sponsorisée par le fournisseur officiel d'essuie-mains du parc d'assistance.