Le verdict est tombé : une 3ème place. Pour n'importe quel pilote ASAF en 2/5 fatiguée, ce serait l'occasion d'aller vider trois casiers de Jupiler à la buvette. Pour Seb, c’est un deuil national.
"J'étais à 4 pneus de la victoire"
La punchline est tombée au point stop, entre deux soupirs qui auraient pu gonfler une montgolfière. On le comprend, le Gapençais. Passer de Pirelli à Hankook, c'est un peu comme passer d'un filet pur au "Bicky Burger" de l'assistance : ça nourrit son homme, mais on ne sait jamais trop ce qu'il y a dedans avant que ça n'explose. Apparemment, les gommes coréennes ont la fâcheuse tendance à se transformer en confettis dès qu'on effleure une corde un peu trop généreuse.
Les Feux de l'Amour (et du Kevlar)
Mais là où Ogier devient un véritable poète de la frustration, c'est quand il analyse la stratégie globale de la FIA. Pour lui, le promoteur du WRC a la fidélité d'un marin en goguette dans les quartiers chauds d'Anvers.
« Le WRC n'arrive pas à tenir une relation stable avec un fournisseur, on dirait un feuilleton d'amour où un homme enchaîne les conquêtes. On passe de l'un à l'autre en espérant que la prochaine sera la bonne, mais on finit toujours par se réveiller avec une crevaison et une migraine. »
C’est beau. C’est du Delerm. On imagine déjà le générique : Amour, Gloire et Crevaison. Un jour c'est Michelin (le grand amour de jeunesse), le lendemain Pirelli (la liaison italienne passionnée mais capricieuse), et maintenant Hankook (le mariage de raison qui finit en divorce avant la fin de la première spéciale).