Le monde du rallye est en état de choc. Cédric Cherain, au volant de sa Skoda Fabia RS Rally2, a décidé de transformer le mythique Monte-Carlo en une démonstration d'insolence pure. Apparemment, le Liégeois n'a pas besoin de sa Porsche habituelle pour donner des sueurs froides aux officiels.
Le crime de lèse-majesté
Tout a basculé lors de l'ES4. Alors que les ténors du WRC2 s'échangeaient des politesses, Cherain a claqué un temps scratch, rappelant que peu importe la monture, quand le pilote est "on fire", les chronos fondent plus vite que la neige sur l'asphalte.
Mais le Liégeois a franchi la ligne rouge de la bienséance dans l'ES11 : il a devancé Thierry Neuville. Oui, notre "Titi" national s'est retrouvé à chercher la Skoda dans son rétroviseur. Pendant que la Hyundai officielle luttait en 11ème position, le "F35 Liégeois" pointait à une 5ème place au général totalement indécente. Une performance vue comme une provocation pure par les instances fédérales.
Le RACB frôle l'apoplexie
Au sommet du Royal Automobile Club of Belgium, on ne sait plus quel saint invoquer. Déjà que la Porsche 992 faisait jaser en championnat de Belgique, voir Cherain humilier le gratin mondial avec une "simple" Skoda de catégorie inférieure est perçu comme une provocation caractérisée.
"On pensait qu'il était rapide à cause de la Porsche en Belgique," murmure-t-on dans les couloirs. "Mais en fait, le type est juste dangereux pour l'ego des pilotes d'usine, peu importe ce qu'il conduit."
L'expertise technique du RACB : La bride "Pilote"
Après des nuits de calculs et l’analyse des chronos insolents du Monte-Carlo, les ingénieurs de la Fédération sont arrivés à une conclusion historique : brider le moteur de la 992 était une erreur de diagnostic. Le surplus de puissance ne vient pas de l'injection de la belle de Stuttgart, mais de ce qui se trouve entre le baquet et le volant.
Le verdict est tombé : c’est Cédric lui-même qu’il faut brider. Pour son retour en BRC, le Liégeois sera soumis à une réglementation de "poids de forme inversé". Désormais, il sera pesé comme en Formule 1, mais avec un barème spécifique au "F35 liégeois" :
Le lestage systématique : Si Cédric affiche 70 kg sur la balance, il devra obligatoirement en faire 100 pour prendre le départ. Sa combinaison sera généreusement garnie de plaques de plomb pour l’aider à atteindre ce nouveau standard de performance "poids lourd".
La "Panse d'Équité" : Le pack performance gastronomique
Si ce plombage ne suffit pas à calmer ses ardeurs, le RACB a déjà prévu la mesure ultime pour garantir l'équité avec les autres pilotes du championnat : la constitution forcée d'une "panse d'équité".
Pour aider Cédric à arrondir ses angles (et ses trajectoires), la Fédération a mis en place un programme de soutien logistique sans précédent :
Distribution de tickets resto : Valables dans tous les établissements les plus gras du pays, pour s’assurer un apport calorique incompatible avec les chronos de classe mondiale.
Le pack "Hydratation Sportive" : La livraison prioritaire d'un bac de bière d'une brasserie locale. L'objectif est clair : transformer les abdos du pilote en une surface plus aérodynamique, permettant ainsi aux concurrents de revoir enfin les pare-chocs de la Porsche.
"On a essayé de brider la mécanique, ça n'a pas marché," confie un commissaire technique. "Maintenant, on mise sur le boulet-frites et la pils liégeoise. C’est la seule bride que Cédric ne pourra pas contourner par un freinage tardif."