MONACO – Le couperet est tombé. La Principauté, jadis joyau de la couronne, n'est désormais plus qu'un pion sur l'échiquier de Liberty Media. Dans un mouvement qui rappelle les plus belles heures du surréalisme à la belge, le Grand Prix de Monaco passera en alternance avec Los Angeles, avant d'être définitivement rayé de la carte au profit d'un projet immobilier pharaonique dans la bande de Gaza, soutenu par un Donald Trump plus promoteur que jamais.
Par la rédaction de SlowAction.tv, avec la mauvaise foi qui nous caractérise.
Le Rocher en intérim : Le choc des cultures
C'est officiel, le Prince Albert va devoir apprendre à partager son dimanche. Dès 2026, Monaco fonctionnera comme une friterie de bord d'autoroute un jour férié : un coup j'ouvre, un coup je ferme. L'alternance se fera avec Los Angeles, où l'on troquera le champagne tiède de la Rascasse contre des jus de kale à 25 dollars et des influenceurs en quête de sens.
Stefano Domenicali l'a martelé : « Le sport doit évoluer ». Traduction : si vous n'avez pas au moins trois rappeurs sous assistance respiratoire et une fausse marina en plastique dans votre paddock, vous êtes ringards. À côté de la cité des Anges, Monaco ressemble désormais à une kermesse de village à Namur un dimanche de pluie.
Gaza : La "Nouvelle Côte d’Azur" selon le Président Trump
Mais le véritable séisme est ailleurs. Selon nos informations, confirmées par un tweet cryptique rédigé en majuscules, Donald Trump a déjà scellé le sort du Rocher à long terme. Fidèle à son instinct de bâtisseur, le Président des États-Unis a déjà les yeux rivés sur ce qu'il appelle la future « Gaza Riviera ».
Car c’est là le génie du personnage : ce que le reste du monde voit comme une tragédie, Trump le voit comme un terrain de golf avec vue sur mer. « C’est le plus bel emplacement au monde, personne n’en profite, ça pourrait être mieux que Monaco », a-t-il affirmé avec le sérieux d'un expert-comptable de chez Deloitte. Son plan est simple, radical, et d'un cynisme qui ferait passer un promoteur immobilier carolo pour un enfant de chœur : raser les décombres pour y ériger des hôtels 7 étoiles, des casinos flottants et, bien sûr, un circuit de Formule 1 urbain qui ferait passer Las Vegas pour une piste de karting à Wavre.
L'expertise immobilière au service du DRS
L'idée est de créer une zone franche où le luxe insolent côtoie l'histoire immédiate. Un concept que Trump appelle le "Survival-Chic". Les paddocks seraient installés sur des porte-avions recyclés en boîtes de nuit, et les zones de dégagement seraient parsemées de sable fin importé directement de Floride.
Pour la F1, c'est l'aubaine du siècle. Fini les tunnels de Monaco où l'on capte mal la 5G. À Gaza, la visibilité sera totale, et le climat "incendiaire" garantira des audiences records. On murmure même que Lawrence Stroll aurait déjà réservé trois étages dans la future "Trump Tower Palestine" pour s'assurer que Lance ait une vue imprenable sur les murs qu'il ne manquera pas de percuter.
L'alternance : Le grand chelem du compromis à la belge
En Belgique, on connaît la chanson : le compromis est un art qui consiste à couper la poire en deux jusqu’à ce qu’il ne reste que les pépins. Monaco subit aujourd'hui la même "Vivaldi" que Spa-Francorchamps : un calendrier boiteux pour ne froisser personne. Le Rocher rejoint notre Raidillon au purgatoire des circuits à temps partiel, contraints de pointer au chômage un an sur deux pour laisser place aux tapas espagnols et aux dollars frais de Liberty Media.
Monaco finit donc comme un vieux Diable Rouge en pré-retraite dorée au Qatar. Albert a bien tenté de sauver les meubles en proposant une friterie "Chez Antoine" sur la grille de départ, mais le gras n'est pas assez "lifestyle" pour les Américains. Rideau sur la Principauté, place au "Trump Gaza Grand Prix". On a hâte de voir les pilotes tester leur grip sur le marbre des halls d'hôtels 7 étoiles.