On ne va pas se mentir, la "poudre" dans le sport auto noir-jaune-rouge, c'est un secret de Polichinelle. C’est devenu le carburant de base pour certains gaillards qui confondent leur baquet avec le dancefloor d'un club louche du côté d'Anvers, tandis que d'autres ont trouvé des "solutions" bien plus élaborées. Pour eux, qu'il s'agisse de claquer une pole position en BGDC ou de négocier un passage en pleine nuit au Wallonie, ça se fait forcément mieux avec un cocktail de peptides, de micro-dosages et de substances dont on ne sait même pas prononcer le nom, mais qui permettent à un quinquagénaire bedonnant de tenir le rythme d'un jeune loup du WRC.
Le calcul qui tue
Panique dans les bureaux : un stagiaire un peu trop "clean" a voulu imposer des tests d'urine au point stop, façon Tour de France. L'objectif ? Envoyer les pharmacies ambulantes au placard avec un ban de cinq ans. L’idée a vite fini à la poubelle : un comptable, entre deux croquettes crevettes, a démontré qu'assainir les baquets revenait à vider les caisses. Voici son équation de la survie :
[(Intégrale de 0 au Pif de (Coke x Corde) d-Alpha) / Racine carrée de (Licences x Buvette)] + Somme de (Barakis x Jupiler) est largement inférieur au Budget de la Fédération
En gros, si on divise le coefficient de "pif fait" par la racine carrée des inscriptions restantes après un ban de 5 ans, on arrive à une asymptote horizontale proche du zéro absolu. Le calcul est sans appel : supprimer les "chargés" revient à multiplier le déficit par une constante de "faillite immédiate" proportionnelle au prix du chauffage du siège social. Pour sauver la baraque, il fallait choisir entre une pisse de cristal et un compte en banque dans le rouge.
Le choix fut plus rapide qu'un scratch de Neuville. Entre l'éthique et la faillite, les instances ont choisi de garder le tiroir-caisse ouvert.
"Mieux vaut un baraki qui roule qu'un saint au trou"
Interrogé sous le sceau de l'anonymat derrière le chapiteau d'une épreuve, un officiel nous confie, l'œil vitreux :
« Écoute fieu, si on commence à tester tout le monde, on n'a plus assez de partants pour justifier le déplacement de la voiture balai. Entre celui qui a le pif blanc comme une piste de ski et celui qui a plus d'EPO que de sang dans les veines, on viderait les paddocks. Le gars qui est chargé, il paye son inscription, il achète ses pneus, c'est ça, l'économie circulaire du sport auto belge ! »
Conclusion : La bourse ou la vie (du pilote)
En résumé, le sport auto belge a tranché : la sécurité, c’est bien pour les étiquettes de gants et les zones spectateurs, mais ça s'arrête là où le business commence.
Tant que les licences sont payées et que la buvette tourne, les fédés fermeront les yeux sur les éléphants bleus qui traversent la piste. On se retrouve à la troisième mi-temps, là où la seule analyse qui compte se fait avec deux grammes dans le sang.