C’est une déflagration qui laisse le paddock sur les jantes. Alors que les écuries peaufinent leurs réglages en pleine période de pré-saison, une révélation vient de crever le pneu de la décence : le nom de Bibendum, l’iconique Bonhomme Michelin, apparaît en toutes lettres dans les dossiers déclassifiés de l'affaire Jeffrey Epstein.
L'icône centenaire, d'ordinaire plus habituée aux étoiles du Guide Rouge qu'aux projecteurs de la justice fédérale, est citée à dix-sept reprises dans les carnets d’adresses du milliardaire sous le pseudonyme de "The Inflated One" (Le Gonflé). Une fuite qui fait passer le scandale du Dieselgate pour une simple crevaison lente.

Des virées nocturnes en "Slick"
Selon des sources proches de l'enquête, Bibendum ne se serait pas contenté de fournir des gommes tendres pour le train d'atterrissage du Lolita Express. Des témoins affirment l'avoir vu à plusieurs reprises sur l'île de Little St. James, arborant fièrement son écharpe bleue mais, fait troublant, absolument rien d'autre, laissant apparaître ses bourrelets de gomme dans une nudité industrielle jugée « obscène ».
« On pensait que c'était juste un costume de mascotte un peu trop réaliste pour animer les soirées de la jet-set, » confie un ancien mécanicien couvert d'anonymat. « Mais quand on l’a vu commander un cocktail à base de pétrole brut, de limaille de fer et de sang de jeune stagiaire en marketing, on a compris que ce n'était pas de l'air comprimé qui coulait dans ses veines. »
La défense de Clermont-Ferrand : « Une erreur de parallélisme »
Du côté du siège social, à Clermont-Ferrand, la cellule de crise tourne à plein régime. Un porte-parole, visiblement en sueur, a tenté une sortie de piste médiatique :
« Notre mascotte est une créature de pureté, composée de caoutchouc recyclé et d'air de montagne. Si Bibendum a été vu dans ces soirées, c'était uniquement pour vérifier la pression des pneus des limousines et s'assurer du bon équilibrage des trains roulants. C'est une victime de sa propre rondeur, souvent confondue avec une hospitalité excessive. »
Un futur sans gomme
Alors que les enquêtes se poursuivent, le Bureau Fédéral du Plan réfléchit déjà à une alternative éthique. Pour les prochaines compétitions, une rumeur persistante indique que les pilotes pourraient être contraints de courir sur des pneus en bois de bouleau de chez IKEA, garantissant ainsi une « traçabilité forestière irréprochable » et un indice de grip proche de zéro, idéal pour le spectacle.
Bibendum, quant à lui, est passé en mode furtif. Aux dernières nouvelles, il aurait été aperçu en train de se dégonfler lentement dans un garage clandestin de Charleroi, espérant passer pour une vulgaire bâche de protection afin d’échapper à l’extradition vers les États-Unis. La justice est en marche, et elle ne semble pas vouloir lui accorder de roue de secours.