HAILLOT – Il a fallu que les autorités de Pattaya nous reconduisent manu militari à la passerelle de l'avion — suite à un différent de voisinage impliquant la moitié des établissements de nuit de la ville — pour que la rédaction de SlowAction.tv remette les pieds en Belgique. On ne va pas se mentir : après l'épisode du loup de hannut où nous sommes officiellement devenus persona non grata (une sombre histoire de règlement de comptes qui nous a forcés à l'exil), on pensait finir nos jours en mangeant des insectes grillés. Mais apparemment, même en Thaïlande, ils ont des limites que nous avons largement dépassées.
Pourtant, cette année, un vent de changement souffle sur le parc. L’Écurie Bayard — que certains habitués du bar surnomment affectueusement l’écurie "Bauyard" en hommage à leur gestion parfois... très créative des imprévus — a décidé de frapper fort. Le "Boss" l’avait promis :
"Cette année, promis, on ne sera pas en retard."
Une déclaration audacieuse quand on connaît l'historique de la maison, mais le défi a été relevé avec une élégance rare.
ZOOM : Corentin Jacqmin, la"0" qui défie les statistiques
La preuve que le miracle a eu lieu ? Corentin Jacqmin, membre éminent de la "Bauyard" et chargé de réveiller les campagnes namuroises au volant de la voiture 0, a tenu à rassurer ses fans (et ses détracteurs) via les réseaux sociaux avec un message plein de tendresse :

On passera sur le "On à" majuscule, une figure de style qui prouve que Corentin met autant de cœur à bousculer la grammaire qu'à explorer les limites du baquet. Mais l'info est capitale : la voiture ouvreuse a quitté le parc de départ si vite que les frigos du chapiteau n'étaient même pas encore branchés. Un drame logistique sans précédent : à force de vouloir faire un passage d'anthologie, on risquait tout simplement de faire chauffer les bières avant la fin de la première boucle.
Confier l'ouverture de la route à un membre de la Bayard dans un rallye souvent sujet aux glissements d'horaire, c'était un pari osé. Mais Corentin a assuré : il est là pour balayer la route, vérifier si les commissaires ont bien digéré leur café, et surtout prouver que la ponctualité n'est pas qu'une légende urbaine.
Bref, qu'il soit à l'heure ou qu'il finisse au trou après avoir trop mordu une corde, Jacqmin et la Bayard ont déjà gagné leur pari : celui de nous surprendre. Car chez Bayard, si on ne gagne pas toujours contre les aiguilles de la montre, on reste les rois incontestés de la troisième mi-temps.
Restez branchés, on va vérifier si le reste de la meute suit le rythme imposé par notre ouvreur préféré.
Grint Van Acker pour Slowaction.TV